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Boutre dans le port de Mahajunga.

Le Port aux Boutres
Les énormes quantités de latérite et de sables alluvionnaires que la Betsiboka charrie et dépose dans la baie empêchent Mahajanga de se doter d’un port en eaux profondes. Cargos et porte-conteneurs doivent mouiller au large et des chalands en assurent le chargement ou le déchargement.

Si l’activité portuaire décroît peu à peu et si les boutres aux couleurs pastel se font moins nombreux, on peut encore observer, en début de matinée et en fin d’après-midi, le ballet de dockers, des pousse-pousse et des semi-remorques.

Riz, sucre, ciment, noix de coco et coton sont chargés sur les chalands tandis que les voyageurs à destination de Katsepy attendent le bac sur le quai Barriquand.

Dans le port de Mahajanga dominent les boutres, navires d’origine arabe, semblables à ceux qui font le cabotage en mer Rouge. En malgache, botry est le terme générique pour « bateau ».

Le « Rova »
L’avenue du Rova, qui grimpe vers la caserne campée sur la colline, s’arrête devant une porte fortifiée, ultime vestige du fort construit en 1824 sur ordre de Ranavalona Ière par le général Ramanetaka, premier gouverneur merina de la région. La porte du rova a été récemment restaurée à l’initiative du Mozea Akiba.

Pousse-pousse
Héritage des apports migratoires asiatiques, des pousse-pousse multicolores faisant office de taxi ou de portefaix sillonnent Mahajanga. Ils sont tous ornés d’une devise, d’un proverbe ou d’un poème.

Varangues, Colonnes et Portes Sculptées
Fruit de multiples influences culturelles le patrimoine architectural de Mahajanga n’est pas le moindre de ses charmes : les anciens comptoirs arabes et indiens s’ornent de portes sculptées et de varangues et les édifices coloniaux, de colonnades néoclassiques légèrement colorées.

Mahajanga, Terre d'Islam
Mahajanga ne compte pas moins de vingt mosquées. Ces lieux de culte sont surtout fréquentés par les Karana, bijoutiers, commerçant et petits artisans d’origine indienne.

Cette communauté musulmane à dominante shiite s’est substituée aux Antalaotra, partis massivement vers Mayotte dans le sillage du roi Sakalava Andriantsoly, en 1835.

Autres immigrants islamisés, les Comoriens (sunnites), jadis nombreux à Mahajanga, furent évacués en masse au terme d’émeutes sanglantes, en décembre 1976.

Seul un petit nombre de ces « Sabena » (du nom de la compagnie aérienne qui les rapatria aux Comores) sont revenus depuis.

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Additional Photos by Bernard Decaudin (bernardec) Gold Star Critiquer/Silver Note Writer [C: 169 W: 0 N: 48] (2235)
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