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fabrication des tresses d'oignons à Roscoff.
un peu d'histoire:
Les légumes poussaient en abondance à Roscoff et dans les environs. Or l'Angleterre n'en produisait pas suffisamment pour sa consommation de pays peuplé et industrialisé. C'est ainsi qu'un cultivateur roscovite eut une idée qu'on peut, après coup et toutes proportions gardées, qualifier de géniale. En 1828, il affréta une gabarre, la chargea d'oignons et, avec trois compagnons, mit le cap sur l'Angleterre.
On ne trouve de Johnnies qu'à Roscoff et aux environs : Santec, Saint-Pol, Plougoulm, Sibiril, Cléder... Les pionniers revinrent, non plus en ramant, mais avec un bateau vide et les poches pleines de livres sterling. C'est ainsi qu'ils frayèrent la route ; après eux partirent beau-coup d'autres, plus nombreux chaque année.
Une fois les oignons léonards débarqués en Angleterre, nos Johnnies allaient donc les vendre de porte en porte. Jusqu'en 1914, cette vente se pratiquait, soit à l'aide du "shoulderpole " ou plus vulgairement " stake", manche en bois aux deux bouts duquel on empilait savam-ment les chapelets d'oignons ou "strings" ; ou encore à l'aide du "link" ou cordon autour duquel s'enroulaient les strings. Pour la vente en ville ou dans les villages, le stake ou les links étaient posés sur l'épaule et l'on imagine facilement la douleur de cette épaule après dix ou douze heures de "chine" dans les rues, par tous les temps, avec des fardeaux pesant au départ ou au rechargement de cinquante à soixante kilos ! Pour les randonnées à la campagne, on utilisait des charrettes à bras tirées par un cheval... ou par deux hommes.
A partir de 1919, l'usage de la vente en demi-gros se généralisa et aussi celui de la bicyclette, dont porte-bagages et guidon portaient jusqu'à soixante-quinze kilos d'oignons.
Le Johnny va de porte en porte ; s'il connaît déjà la ville, il a ses maisons et ne perd plus son temps à tirer inutilement certaines son-nettes qu'il tirait autrefois si fort que les Anglais l'avaient surnommé "Bell-breaker" (briseur de sonnettes).
(Extrait de "Plougoulm et son histoire", Cécile Grall, 1983)
pour voir son vélo

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Additional Photos by Loic Kerrien (kael29) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 75 W: 52 N: 59] (894)
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