Photos

Photographer's Note

Les olympiades.

Ce quartier se situe au sud du 13e arrondissement, à proximité de la porte d’Ivry. Sa superficie est de 27 ha et il regroupe 18500 habitants.

C’est un quartier d’habitat récent (79 % des logements y ont été construits entre 1949 et 1981), avec 45 % de logements sociaux.

Italie 13 (ou Italie XIII) est le nom d'une vaste opération d'urbanisme engagée à Paris dans les années 1960 et interrompue au milieu des années 1970. Son objectif était de transformer en profondeur certains quartiers du 13e arrondissement, autour de l'avenue d'Italie dont elle a tiré son nom. De cette opération, partiellement mise en œuvre, datent les nombreuses tours du sud de l'arrondissement et en particulier le quartier des Olympiades.
Les Olympiades
L'opération des Olympiades, dirigée par Michel Holley de 1969 à 1974, est une mise en œuvre complète, la seule dans Paris avec le quartier Front-de-Seine, des objectifs du PUD :
• les tours et les barres sont orientées le long d'un axe approximativement nord-sud indépendamment de l'orientation des rues. Leur disposition fait penser à une vallée de montagne centrée sur les fausses pagodes du centre commercial, loin de la structure traditionnelle du tissu urbain.
• certaines rues sont mêmes invisibles, enfouies sous la dalle et utilisées uniquement pour l'accès des automobiles aux tours et les livraisons de marchandise : rues du Javelot et du Disque.
• la séparation fonctionnelle consiste à réserver les avenues à la circulation automobile et la dalle aux piétons : les commerces sont installés sur la dalle, de même que l'entrée principale des tours.
La dalle des Olympiades
Il s'agit du plus vaste espace sur dalle de Paris avec le quartier du Front-de-Seine dans le XVe arrondissement. La dalle recouvre la gare de marchandise des Gobelins (située en fait assez loin de la manufacture et de l'avenue du même nom) qui communique avec les rues souterraines. Elle comporte huit tours et trois barres dont les noms correspondent à des villes olympiques : Athènes, Sapporo, Helsinki, Tokyo...
L'opération des Olympiades visait à séduire une population de cadres jeunes en tablant sur le modernisme du quartier et la présence de nombreux équipements scolaires et sportifs. Or les tours, éloignées du centre de Paris, trop standardisées dans leur architecture, n'ont pas attiré les Parisiens. Les tours sont restées inoccupées pendant plusieurs années et l'opération aurait sans doute été un échec sans l'arrivée des premiers réfugiés vietnamiens vers 1975. Ils ont rapidement occupé les appartements en vivant à plusieurs familles par appartement afin de payer les loyers élevés. Suivi par d'autres vagues de réfugiés et d'immigrés cambodgiens, laotiens, aujourd'hui chinois, ils ont ouvert ou repris de nombreux commerces financés par le système de la tontine et en ont fait le quartier asiatique d'aujourd'hui.
Curieusement, les toits en forme de pagode qui recouvrent les boutiques de la dalle ont été réalisés avant l'arrivée des Asiatiques et sans relation avec eux.
De nos jours, le quartier, dont la maintenance est complexe et coûteuse, fait l'objet de projets de rénovation dans le cadre d'un grand projet de renouvellement urbain (GPRU).

WS: une approche sur la dalle.

sevy trouve(nt) cette note utile

Photo Information
Viewed: 6363
Points: 2
Discussions
Additional Photos by cedric DEVARENNE (DINOZOR) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 665 W: 59 N: 2931] (16452)
View More Pictures
explore TREKEARTH