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Petit ruisseau, circulant à travers la Fôret de Finges. Simple à première vue... mais pourtant remplis de mystères, de complexités. Prenant vie sur les haut sommets, venant mourir dans le bras du Rhône, son frère bien plus grand que lui.



La forêt de Finges est traversé de petits torrents et ruisseaux. L'un d'eux, le Büttenbach, héberge une petite famille de castors. Ce sont les jardiniers de la forêt. Nul ne sait mieux qu'un castor gérer les barrages qui lui permettent de s'aménager des piscines personnelles où il aime à bafitoler et qui, plus important, dissimulent l'entrée subaquatique de son terrier. Les eaux gonflent? Le castor retire quelques pièces de son barrage pour les laisser mieux passer. Elles baissent? Le voilà qui renfloue son ouvrage et l'étanche. Quant aux arbres! Le castor vous abat de quelques coups de dents un pin immense. Certes pas pour son énorme tronc, mais pour les recrûs et pousses qui vont bientôt rejaillir du sol et qui lui composeront un menu bien plus tendre et délicieux.



Sur les bords du Rhône, entre les étangs et les collines de Finges, l'on trouve la plus riche concentration en biodiversité de Suisse.



D'un côté, la montagne. De l'autre, le Rhône. Il y a douze mille ans, la montagne se fendit, un terrible éboulement traversa le fleuve. Et la nature créa Finges. Les blocs de pierre devinrent des collines. Entre elles naquirent des étangs. Cette région de 52 km2 jouxte sur 7 km la rive gauche du Rhône «sauvage» et de ses eaux non canalisées entre Loèche et Sierre.



Chiens, pêcheurs, baigneurs sont bannis: ici ne doivent régner que les pulsations délicates de la nature, toute une vie microcosmique. Là où le commun ne voit qu'une vulgaire balade en forêt, les guides, eux, par qui il vaut la peine d'être accompagnés lors d'une randonnée au coeur de Finges, lisent dans la nature comme dans un grand livre ouvert.



Toute la zone, en une véritable mosaïque naturelle, alterne ainsi les creux fertiles alentour les étangs et les sols «steppiques», maigres et fragiles, racines et roches vite mises à nu par l'érosion... A chaque zone, son ambiance appropriée, libellules ou papillons, cigales et astragales de Montpellier, hauts pins ou chênes pubescents. Ailleurs, il faudrait traverser les Alpes pour rencontrer pareille diversité!



www.pfyn-finges.ch

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Additional Photos by Trabelsi Isabelle (ilouy) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 306 W: 212 N: 173] (3370)
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