Photographer’s Note
Feranice logeait donc sous le nom d'Alcide Bava au 41 rue Raymond Poincaré dans un établissement se nommant l'hotel Akena... Pichard aurait pu privilégier l'arrivée en fanfare avec toute la compagnie en renfort mais il préféra suivre son instinct de loup solitaire....
Au volant de sa voiture il repensait à l'affaire, il songeait à sa visite des entrepôts incendiés et aux deux douilles trouvées et se demanda pourquoi il n'avait pas fait le rapprochement plus tôt avec la blessure mortelle de Blondin... Du 9mm dans les deux cas... Voilà bien un élément troublant qu'il n'aurait pas dû ignorer... peut-être qu'après cette affaire il sera temps de rempiler, après tout il se voyait bien acheter une maison perdue au fond des bois et vivre là, bien peinard... seul mais peinard...
En attendant le voilà parti à la rencontre de ce Feranice, il était d'ailleurs satisfait de rencontrer enfin ce borgne qu'il pistait depuis le début de l'affaire... "Feranice" se dit-il... "Feranice, cette fois-ci je te tiens"...
Pichard arriva sur les coups de 15 heures devant l'hotel et alors qu'il s'appretait à sortir de son véhicule, il vit un vieil homme surgir de l'etablissement.... Sans l'ombre d'un doûte Pichard reconnu le borgne de la photo... Feranice avait blanchi mais il avait toujours cette drole de gueule...
Il fallu que Pichard prenne une décision rapidement, ou il appréhendait le suspect à l'instant afin de commencer la garde à vue dans les plus brefs délais comme beaucoup le souhaitaient au poste... ou alors il débutait une filature en bonne et due forme...
Sa décision fut prise en un quart de seconde... l'instinct du loup...
Pichard privilégia une filature sérré afin de passer rapidement les menottes aux poignets du vieux si les choses se mettaient à tourner au vinaigre...
Feranice bifurqua sur la droite rue Piroux et s'engouffra dans un train en direction du CHU de Brabois...
Pichard s'installa sur un siège un peu en retrait en lisant un journal et, ne quittant pas Feranice des yeux, marmonna tout bas... : "t'as pas l'air inquiet pour quelqu'un qui est poursuivi maudit borgne.... cours donc mon joli lièvre... cours donc...."
Le fil relié de l'enquête...
Critiques | Translate
sayeed_rahman
(2301) 2007-10-29 13:39
Bonjour Franck.. Youve a tiré cet au loin tout à fait avantage de la pensée conecpt..taking de brilliantly..the de time..seizing le moment..creativity..the l'aspect que léger de balance..every a établi très bien.
à la votre. Sayeed
DKarine
(3852) 2007-10-29 14:50
Pas vraiment le choix... l'envie, le temps, le moral pour critiquer dans mes galeries favorites mais le lien là c'est génial, de quoi relire au calme, au clair et dans l'ordre toute l'affaire...
Une belle compo ici encore, une mise en scène parfaite... et une ambiance étonnante, palpable... comme dans la dernière photo d'ailleurs, le Dark Vador de la cave... 3 solutions s'offrent à toi...
- Faire pêter ton galon, te servir de ton sabre pour te battre et récupèrer l'usage de ta cave...
- Ne plus descendre à la cave...
- Déménager pour oublier la solution 2 et repartir à zéro...
delnaja
(7851) 2007-10-30 0:58
j'aime bien... ce point de vue avec ce bout de journal et la silhouette de cette homme plus loin. Une superbe ambiance de créée ici. Original et creatif comme d'hab.
maltese
(21537) 2007-10-30 4:04
Feranice descendit rapidement du train. Etonnant pour un homme de son age, pensa Pichard. Il prit l'avenue de Bourgogne et tourna dans la rue du Morvan. Il marchait vite d'une démarche encore souple malgré sa corpulence.
Feranice passa le poste de garde et se dirigea dans l'hôpital comme quelqu'un connaissant parfaitement les lieux. A quelques mètres derrière lui, Picahrd essayait de se repérer. Feranice entra, de son pas toujours décidé, dans le service de pneumologie. A aucun moment, il ne s'était retourné. Il ne se sent pas suivi, je peux donc lui laissé quelques secondes de plus, pensa Pichard. Je pourrais peut-être surprendre une conversation déjà engagée.
Quand il pénétra à son tour dans le service, le couloir était vide. Au bureau, l'infirmière de garde lui dit n'avoir remarqué personne. Un doute l'assaillit...
Il couru presque vers les premières chambres, ouvrit les portes à la volée, l'infirmière sur ses basques, mais au bout du couloir il dû se rendre à l'évidence, Feranice s'était à nouveau envolé.
En jetant un coup d'œil par la fenêtre, il vit une 306 grise démarrer dans la rue du Vivarais et un bras sorti de la voiture s'agitait comme pour un au revoir....
(Désolé je n'ai pas pu résister!! Une très belle ambiance, une nouvelle fois sur cette photo. Du très bon boulot qui colle parfaitement, amicalement)
dilane
(10289) 2007-10-30 5:17
Salut Franck
Je crois t'avoir dit que quelque part tu devais savoir que pour illustrer l'affaire PSIG on allait avoir besoin de photo.Et comme tu étais en vacances...tu as pu t'en donner à coeur joie. Avoue que tes photos collent bien , il y a toute l'ambiance qu'il faut pour ce genre d'histoire...le côté sombre est indispensable - je suis certain que tu tiens ton style, si toutefois tu le cherchais...
Bon ceci dit, Pichard a du avoir les boules lorsqu'il a vu le Feracine lui dire bye bye- ah il s'est bien fait avoir notre Pichard. fort le Feracine - (c'est bien le fil relié, car j'avais râté la photo de l'hotel de police...c'est difficile sans quoi d'être de partout) -
autre chose...peux tu , lorsque tu auras un moment, m'expliquer comment tu fais pour faire un lien, par exemple ici dans cette note à "gueule", merci par avance -
encore autre chose, c'est un pote à toi qui tient l'hotel Akena, tu lui as fait une sacrée pub!!! tu m'as une fois de plus fait sourire, car je m'attendais à voir une photo -
merci mon vieux
daniel
michiels
(4170) 2007-10-30 9:34
hello Franck,
wow, very detective-like ! a movie-scene. I like the crop and the dark colours. you begin to imagine immediately when you see this photo ;)
the high grain is really good here.
greetings, inn
Anna--
(7741) 2007-10-30 11:13
Ciao Franck,
very mysterious scene very well shooten. A thriller movie scene indeed.
Anna
P-S-I-G
(24482) 2007-10-30 11:34
C'était la deuxième fois que LE BORGNE lui glissait entre les doigts, et cette fois-ci, PICHARD était hors de lui. L'envie de se venger, d'avoir le dernier mot, lui vînt à l'esprit. Il détenait en garde à vue la compagne de FERANICE, Nelly GRANDJEAN, "elle ne sortira pas avant un moment, garde à vue et préventive derrière, cela lui apprendra !" se dit PICHARD très énervé.
De retour à Metz, PICHARD n'était pas satisfait. Sa mauvaise humeur allait éclater contre une femme qui, peut-être, était totalement extérieure à ce crime. Son seul délit était d'être la poule de l'autre, du BORGNE. Cette idée finalement le retînt d'agir. PICHARD alla descendre un grand verre de bière AMOS, la bière de Metz, au Bar Central pour tenter de se calmer et en étant sûr de ne pas croiser de collègues.
eleparc
(24059) 2007-10-30 14:36
outre la suite du roman qui est remarquable (tiens ca me rappelle quelqu'un...), cette photo a du cachet et de la texture! j'aime le 1er plan à droite avec ce bras et cette feuille de journal qui attire l'oeil! et cette ombre indéterminée qui donne un vrai coté polar à ta photo! c'est superbe!
je suis en train d'imprimer toute l'histoire pour la lire en dinant;-)) Bravo les gars!
Eric
Photo Information
-
Copyright: Franck Peet's (bwiti)
(402) - Genre: Lieux
- Medium: Couleur
- Date Taken: 2007-07-26
- Categories: Vie quotidienne
- Camera: Sony Alpha 100
- Exposition: f/5.6, 1/10 secondes
- More Photo Info: view
- Versions: version originale, Workshop
- Thème(s): L'affaire PSIG - le photo-roman, Quand tu me racontes... [view contributor(s)]
- Date Submitted: 2007-10-29 13:29
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