Photographer’s Note
Une fois le dispositif installé et que Pichard eu la certitude que la maison de Grandjean fusse cadenassé comme on disait dans le jargon… Pichard s’assît sur un grand canapé en cuir qui se trouvait dans le salon….
Nelly visiblement angoissée malgré le fait qu’elle se trouvait chez elle s’installa devant un chevalet où trônait une toile dont Pichard se dit qu’il s’agissait là du type de peinture qu’il n’aurait même pas souhaité chez son pire ennemi…
Une fois que Grandjean eu un pinceau dans les mains, Pichard senti qu’elle se mettait à se décontracter…. Ce fut presque imperceptible mais Pichard se dit à ce moment là que l’interrogatoire pouvait commencer… D’abord laisser le suspect se mettre à l’aise puis le vider comme une truite…
- Je vous écoute Nelly…
- D’abord Pichard je tenais à vous dire que malgré nos positions respectives je vous fais confiance… Vous savez je connais Arthur Feranice depuis que je suis une gamine… Nous ne nous sommes jamais quittés… Arthur est originaire de Lombardie et est arrivé avec ses parents et grands parents avant guerre en 1937… Vous savez comme moi que les italiens n’étaient pas très bien accueillis et ce fut difficile pour le petit garçon qu’était Arthur à l’époque… Il subissait tous les quolibets imaginables et nous sommes très vite devenus camarades…
En 1952 il fut envoyé en Indochine où vous n’êtes pas sans savoir qu’il rencontra là-bas Guaino, Balurtin et Blondin…. Ce que vous ne savez pas par contre c’est qu’il y avait un cinquième larron… un cinquième qui n’apparaît sur aucune photo… un cinquième qui a lui aussi largement trempé dans le trafic d’alcool voir même, d’après ce que m’en a toujours dit Arthur, a chapeauté le tout…
Je ne sais rien de cet homme là si ce n’est qu’il est encore vivant et qu’il semble avoir toujours eu une assise redoutable sur ses autres camarades…
C’est lui qui a ordonné à Guaino de foutre le feu à son hangar…
Je vous dis tout cela Pichard parce que j’ai peur… J’ai peur pour Arthur car il fait une confiance aveugle en cet homme… Je ne sais pas si vous croyez au sixième sens féminin mais pour moi cet homme s’apparente à la faucheuse…
Pichard ne croyait absolument pas au foutu sixième sens féminin mais par contre ce qu’il croyait c’est que Grandjean était en train d’accoucher d’éléments de la plus haute importance…
- Madame Grandjean savez vous où se trouve Arthur Féranice ?
- Oui…
Pichard se pencha vers Nelly GrandJean et de la voix la plus basse possible lui dit :
- Je vous écoute…
Le fil relié de l’enquête
Critiques | Translate
eleparc
(24059) 2007-11-01 4:43
argh!!! je veux la suite;-)) ta photo est digne du cinema realiste italien...quelle gueule cette femme! Quant à la peinture, oui je te la laisse volontiers;-) Une photo choc!
Eric
Furachan
(0) 2007-11-01 5:03
Une sacree atmosphere, genre Halloween ici, Franck. Super portrait qui frape fort et puis il y a cet effort litteraire bien mene dans tes notes...
Impressionant...
Francis
vapours
(7913) 2007-11-01 5:25
Good shot Franck. Without reading your note theres a real strong story here. The face itself tells us a thing or two about the persons life and their work just continues on from that. Good post processing as well.
ninaL
(19550) 2007-11-01 5:27
Bonjour, Franck.
C'est impressionnant.
Le visage, l'expression, la composition ainsi que ton PP.
Je suis fan de cette toph.
Amitiés, Grazyna.
mirlimi (42) 2007-11-01 6:12
Incroyable cette affaire PSIG, une belle initiative pour creer autour des photos. Mais... je crois bien que j'ai tout dans le desordre.
Je vois aussi un petit côté Amelie Poulain dans ta photo. Cette peinture (OK, la on parle de Renoir, pas du naif nounouille) que l'homme de verre repeint sans cesse afin de saisir la verite.
Bien vu donc, cela laisse la place a l'esprit et a l'imagination
vagabondtravels
(6115) 2007-11-01 7:25
Hi Franck
Wow what an interesting character you have found here. She is almost as expressive as her art. Very sharp. Well done.
Ben
xavshot
(62803) 2007-11-01 8:07
Bonjour Franck
très belle photo qui colle parfaitement à l'histoire (à moins que ce ne soit le contraire). Enfin bref, j'aime beaucoup l'ambiance et le gros plan sur le visage et sur son expression. Beau travail
Xavier
Iva_R
(1296) 2007-11-01 11:07
Wouaouw!
Quelqu'un a relevé un petit air de famille avec Amélie Poulain. J'ai pour ma part immédiatement pensé à 'Delicatessen'. A croire qu'il y a du Jean-Pierre Jeunet dans l'air ... Superbe!
Iva
DKarine
(3852) 2007-11-01 14:58
Mais quelle photo!!!
Quelle gueule!
Quelle ambiance...
j'en sèche sur les superlatifs...
j'adore... j'peux pas faire mieux désolée!
Karine
dilane
(10289) 2007-11-01 15:56
D'où tu la sors celle-là, tu la trouvais derrière la botte de paille au fond de l'étable ou tu lui avais mis un masque d'Halloween avant la date ! en tous cas tu as réussi ton coup , tu m'as fait peur - par contre contrairement à tout le monde, je suis preneur du tableau pour le Noel de ma belle-mère. alors, au prochain épisode -
amitiés
daniel
P-S-I-G
(24482) 2007-11-02 0:49
-« Ici ! »
PICHARD se retourna et tomba nez à nez avec FERANICE.
« Je suis chez Nelly GRANDJEAN depuis le meurtre. Je ne voulais pas être arrêté alors que ce n’est pas moi. »
PICHARD se dit que décidemment il était en dessous de tout, il avait oublié de faire perquisitionner la maison de Nelly GRANDJEAN avant de l’embarquer en garde à vue. Il comprit pourquoi elle avait voulu l’emmener chez elle. Cette brusque rencontre provoquée par le suspect, le désorienta. Il ne s’attendait pas à voir de si près et si vite FERANICE – LE BORGNE. L’inspecteur ne savait pas s’il devait l’arrêter pour l’emmener au commissariat, ou simplement entamer une discussion avec lui afin d’en savoir plus tout de suite. Il opta pour la seconde solution.
« - Pourquoi voulez-vous me rencontrer maintenant ? »
« - Parce que j’en ai marre de jouer à cache à cache à mon âge. J’ai trop vécu dans la clandestinité pour continuer en étant soupçonné d’un meurtre. »
« - Etes vous sûr de pouvoir me convaincre que ce n’est pas vous l’assassin de BLONDIN ? »
« - Non, je ne suis pas sûr de vous convaincre, mais je suis sûr de ne pas vouloir que Nelly ait des ennuis, et je ne vis plus, planqué, terré, comme pendant la guerre d’Indochine. A DIEN BIEN PHU, on est resté là, terré dans cette cuvette comme des cons, passif sous les obus avant de se faire capturer, je ne veux plus revivre ça. »
« - Mais alors, qui a tué BLONDIN ? »
« - Ce n’est pas moi, c’est un drôle de gars, que j’ai vu soudain débouler sur le pont. Il portait un grand sac sur le dos, il en sorti un flingue et a tiré. Moi, j’ai tellement été saisi, que je n’ai pas réagi. »
« - Vous étiez loin ? »
« J’étais un cent mètres peut-être. Après avoir tiré, le gars s’est mis à fouiller BLONDIN. Je ne sais pas ce qu’il a pris, mais cela semblait important pour lui. »
« - Ensuite ? »
« - Ensuite, il l’a attaché avec un câble, et l’a balancé du pont. »
« - Et vous qu’avez-vous fait à ce moment-là ? »
« - J’étais effrayé, putain, c’était BLONDIN, on avait évité ensemble les balles et les obus en 1954, et là, il se faisait dessouder par ce mec. » FERANICE se tut. Il était immobile, le regard dans le vide, comme s’il revivait la scène du meurtre.
PICHARD avait du mal à croire l’intervention extérieure de cet inconnu.
« -Et ce cinquième complice en Indochine et toujours ici, c’est qui, où est-il ? »
« René, il n’a rien à voir avec ce meurtre. Nelly n’a jamais pu le piffrer. Mais je sais que ce n’est pas lui. On s’est engueulé à propos de notre commerce d’alcool de mirabelles, moi, je voulais arrêter tout, me retirer peinard. GUAINO et René ne voulaient pas, ils voulaient encore continuer. C’est pour ça qu’on s’est disputé.
« Qui a mis le feu au hangar ?
« - Je ne sais pas, Nelly ne le sait pas non plus, elle raconte des histoires. »
PICHARD ne voulait pas que FERANICE lui glisse à nouveau entre les doigts. Il lui mis les menottes et l’emmena au commissariat.
faubry
(32369) 2007-11-02 2:30
le top cette photo avec le gros plan sur le visage de la femme... le tableau? je te le laisse volontiers.... l histoire, eh bien j attends la suite, bravo a toi pour ton ingeniosite
francine
Photo Information
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Copyright: Franck Peet's (bwiti)
(402) - Genre: Lieux
- Medium: Couleur
- Date Taken: 2007-08-27
- Categories: Vie quotidienne
- Camera: Sony Alpha 100, Sony SAL 18-70mm f/3.5-5.6, Hoya super pro 1 55mm UV (0)
- Exposition: f/3.5, 1/40 secondes
- More Photo Info: view
- Versions: version originale
- Thème(s): L'affaire PSIG - le photo-roman, Ninal's fav + (100-200), Quand tu me racontes... [view contributor(s)]
- Date Submitted: 2007-11-01 4:15
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