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La localité de Notre Dame de STANBRIDGE dans le Comté du MISSISQUOI recèle un des deux survivants ponts couverts de la structure "Howe" (ferme à croix de St André) au Québec.
Enjambant la Rivière aux brochets, le pont a été construit en 1884. D'une longueur est de 40,5m, sa structure est de type renforcée par des tiges d’acier, à ouverture unique sous la sablière et recouverte de planches verticales..

On dénombre 110 ponts couverts au Québec dont 21 dans les cantons de l’Est. Ces derniers ont fait leur apparition dès la première moitié du 19e siècle. Ils sont de structure "Tom", "Howe" ou "Kingpost".
Le toit et les murs, construits habituellement en poutre de cèdre, devaient protéger le pont contre le climat. Alors qu’un pont ouvert avait une durée de vie de 10 à 15 ans, un pont couvert pouvait durer près de 100 ans. Ils présentaient cependant un inconvénient : en hiver, on devait épandre de la neige sur la chaussée pour faciliter le passage des traîneaux.
Les premiers ponts couverts ont été construits par des agriculteurs ou des fermiers généraux. Ils étaient la propriété de petites entreprises familiales ou d’une municipalité. La majorité de ces ponts étaient à péage et les usagers étaient responsables des dommages qu’ils pouvaient leur causer. De 1900 à 1950, la popularité des ponts couverts connaît un déclin. Par la suite, le gouvernement du Québec et les municipalités reprennent la construction, dans le but d’activer la colonisation ou de pallier au chômage pendant la crise économique. D’où leur nom de « ponts de colonisation » ou « ponts de la crise ».

Les ponts couverts ont d’abord été un moyen de communication mais ils servirent aussi à l’affichage et à des activités telles que marchés publics, encans et assemblées politiques. Lieux propices à l’interdit, ils furent souvent témoins d’un premier baiser ou d’une première cigarette. Inspirant la poésie populaire locale, ils deviennent des « ponts baladeurs » ou des « ponts hantés » ou furent à l’origine de légendes comme celles du trésor caché dans un des piliers de pierres ou du Cavalier fantôme qui s’y était engouffré à bride abattue.


Ces informations sont lisibles à l'intérieur du pont.
Les ponts couverts font aujourd’hui partie du patrimoine québécois.

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Additional Photos by Pierre BONA (chinchini) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 1944 W: 407 N: 8017] (31529)
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