Carnets de voyage

Trip Information

France
The sentinel
The sentinel (10)
Trip Date:2007-07-07 - 2007-07-15
# Photos:19 [View]
Countries visited:France
Vue: 2779
Après une bonne année de travail, rien de tel qu’une semaine de randonnée en montagne pour s’aérer les poumons et décompresser du stress et de la fatigue accumulés. Hop hop, coup de fil à une très bonne amie ; c’est OK, ce sera semaine rando en montagne en juillet !
Au départ, on avait plutôt projeté d’aller dans le Massif Central mais finalement, après analyse approfondie de divers critères, nous avons opté pour Briançon. La diversité et la proximité des activités, l’aspect patrimoine (la ville a été fortifiée par Vauban) … ont fortement penché dans la balance. Et on n’a pas été déçues !
Des paysages sublimes, une météo extra pour la marche (pendant que le reste du pays s’exaspérait du temps plus qu’automnal !) et une location pas chère en pleine ville fortifiée : que demander de plus !

Le voyage :
RER annulé, arrêt prolongé en gare de Nanterre … les vacances commencent par une course dans les sous-sols de la gare de Lyon. Ouf ! A 3 minutes près, c’était fichu. Nos efforts ont néanmoins été récompensés par la beauté des paysages traversés et … près de 30 minutes de retard à l’arrivée. Nous avons souffert pour aller jusqu’à notre location (je n’ose imaginer le pourcentage de la côte !). Par chance, on tombe en pleine période de fête (danses folkloriques, serveurs déguisés partout dans les rues, spectacles de rues, reconstitutions de duels …) Sympa !

Les balades :
Dimanche 8 : On a commencé plan-plan par une balade dans la vieille vite, profitant des animations qui ponctuaient le week-end. On a d’emblée été séduites par les couleurs des façades, les ruelles pavées, le joli point de vue sur la ville depuis les fortifications et … les marmottes siffleuses (pour ceux qui connaissent ;o) ).
Lundi 9 : Etant donné le temps un peu maussade du jour, on a choisi de rester en ville et de profiter de la vue que l’on a depuis le fort du Château, situé juste au-dessus de la cité fortifiée. On a raté la visite guidée, dommage car le fort doit fourmiller de multiples anecdotes. Après le sommet de la ville, descente tout en bas au parc de la Schappe (du nom d’une usine désaffectée qui traitait les déchets de soie), où, en longeant la Durance, on se tord le cou pour admirer le pont d’Asfeld, qui surplombe la rivière de près de 50m !
Mardi 10 : La journée s’annonçait fort belle, on décide de partir pour Mont-Dauphin, autre cité fortifiée fondée par Vauban. Beau soleil pour monter sur le plateau venté qu’occupe le village. Déjeuner devant les répétitions d’un spectacle équestre donné dans l’après-midi. Puis visite du village et de ses monuments dans le froid, le vent, et quelques gouttes de pluie. Au passage, je vous conseille la visite guidée proposée par l’Office de Tourisme, c’était très intéressant. Dommage, le soleil et la douceur reviennent au moment de quitter le village.
Mercredi 11 : Tour du lac du Pont-Baldy. Notre circuit passe par le Pont d’Asfeld (cette fois vu de près) et serpente entre les forts Dauphin, des Trois-Têtes et du Randouillet. On croise la Communication Y, qui fait la spécificité de cette place forte : c’est un passage fortifié qui relie les forts entre eux (photo à venir).Il nous faut emprunter une petite portion de la route qui mène au col de l’Izoard et bifurquer en contrebas vers le lac du Pont-Baldy. Le début de parcours est un peu glauque (boue, voitures abandonnées) mais on est récompensé par la vue du lac, à donner envie de plonger dedans (photo prévue). Le tour du lac est agréable, ombragé, des points de vue sur le lac ont été aménagés, avec des tables de pique-nique. On est toutes seules, c’est le BONHEUR. Beaucoup de papillons croisés (c’est dingue la variété d’espèces qu’on croise là-bas !). Le parcours ne demande pas d’énormes conditions physiques, on a donc beaucoup chanté, beaucoup ri, on s’est bien amusées !
Jeudi 12 : Embrun et le Lac de Serre-Ponçon. Aujourd’hui c’est journée canoë (ou kayak, je ne sais jamais lol). Novices en la matière, on préfère rester sur le plan d’eau d’Embrun plutôt que d’affronter le lac de Serre-Ponçon et ses eaux turquoises (encore !). C’est parti pour 1h d’efforts où, aussi étrange que cela paraisse, on a été bien meilleures pour piloter l’embarcation à contre-courant que dans le sens du courant ! Si vous étiez sur place et que vous avez vu un kayak zigzaguer en plein milieu du plan d’eau, c’était nous ! On est sorties trempées mais heureuses d’avoir su revenir à la base nautique (ouf l’eau était très bonne). Séchage sur la plage en herbe du plan d’eau. On remonte ensuite sur Embrun, perchée sur son Roc, où l’on a visité la Cathédrale et les ruelles colorées. On a raté l’immanquable à cause de notre horaire de train : la visite sur la terrasse de la Tour Brune, une vieille tour, qui offre apparemment un point de vue incomparable sur le lac et la vallée de la Durance. C’’est la seule journée où l’effort nous (enfin m’a) causé quelques légères courbatures
Vendredi 13 : THE D day ! La grosse balade vers Notre-Dame des Neiges, qui surveille Briançon depuis ses quelques 2292m d’altitude.
Il faut commencer par descendre tout en bas de Briançon (dommage) pour remonter de l’autre côté de la montagne. D’emblée, le chemin monte dur. Il fait chaud, on traverse des nuées de sauterelles (impressionnant). On se rend compte qu’on n’aura peut-être pas suffisamment d’eau pour la journée. Qu’à cela ne tienne, on fait une halte pour boire un sirop à Puy Saint-Pierre, un village qui bénéficie d’une vue extraordinaire sur Briançon, et qui, comme par hasard, se trouve sur le chemin. C’est reparti pour une longue et rude montée sous un cagnard d’enfer. Arrêt boisson tous les 25m (bon d’accord c’était un prétexte pour reposer nos gambettes). On randonne sur des pistes de ski, on croise au loin les troupeaux de moutons, on entend les sifflements (les vrais) des marmottes. On est si près de la civilisation et pourtant on est déjà dépaysé. Le final est monstrueux. Une montée d’enfer dans un pierrier… Mais une énorme satisfaction en arrivant à la chapelle : nous avons vaincu plus de 1000m de dénivelé en 4h45 minutes (pauses boisson et repas comprises). Le panorama depuis la chapelle est sublime (photo à venir). On atteint la gare d’arrivée du Prorel. La vue sur les sommets des Ecrins s’offre à nous (photo à venir si j’arrive à poster le panoramique). Les neiges éternelles ! Et là, comme par hasard, on a été touchées de flemingite aiguë ! Flemme de monter jusqu’au sommet du Prorel (300m plus haut tout de même), flemme de refaire à pied le même chemin à l’envers (j’ai horreur des descentes), flemme de remonter à pied la terrible rue qui relie la ville basse à la ville haute. Bref, on se rue sur tous les transports en commun qu’on peut croiser, quitte à cuire 20 minutes dans l’arrêt de bus (il devait y faire dans les 40° au soleil).
Samedi 14 : La Croix de Toulouse. On finit le séjour par l’incontournable pour qui vient marcher à Briançon. Le panorama depuis la Croix de Toulouse. Au vu de la carte de randonnée, la montée a l’air très rude. Sur les conseils du propriétaire de la location, on fait un détour pour finalement suivre la route bitumée, à la pente plus douce. Bien que ne culminant qu’à 1962m (on partait cette fois du haut de la ville), le chemin nous a paru interminable. Le point de vue mérite toutefois l’effort : on a une vue imprenable sur la cité fortifiée. On descend par le chemin ultra raide qu’on avait prévu de faire à l’origine et on a vraiment remercié le propriétaire de nous avoir épargné ce trajet à l’aller ! Descente dans les pins, des couleurs éclatantes et de belles vues sur la vallée qui mène à l’Italie.
Retour en ville pour transférer nos bagages à l’hôtel. Et oui, on reste une nuit de plus pour bénéficier de l’embrasement (au propre comme au figuré) de la citadelle pour le 14 juillet (photos à venir).
Le feu d’artifice est tiré depuis le haut du Champ de Mars, qui se trouve à l’entrée Nord-Est de la vieille ville. Sur les conseils du propriétaire, nous montons vers le fort des Salettes (on a pu repérer le spot de shot pour y être passé devant dans l’après-midi). Personne devant, le noir total. J’installe le trépied, l’appareil et c’est parti pour le spectacle. Le feu d’artifice est magnifique. A Briançon, l’embrasement de la citadelle n’est pas un vain mot … puisqu’à peine le spectacle terminé, on entend les sirènes des pompiers qui partent éteindre les divers feux de broussailles qui se sont déclarés dans l’enceinte du fort du Château.

Le dimanche, nous repartons un peu nostalgiques de la semaine écoulée mais heureuses de nos « exploits ».
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